Syndrôme du piriforme

Le syndrôme du piriforme

Par Lori Montgomery M.D., CCFP et Pamela Barton M.D., FRCPC

Introduction

Le muscle piriforme (prononcer : PI-ri-form) va du sacrum, dans la partie inférieure de la colonne vertébrale, à travers l’articulation sacro-iliaque jusqu’au sommet de l’os fémoral ou fémur. Le nerf sciatique passe directement en dessous de ce muscle. Lorsque le muscle devient tendu ou spastique, cela peut causer une brève irritation du nerf. Ce problème peut devenir assez aigu, comme chez les coureurs qui ont des symptômes quand ils s’entraînent trop ou chez les personnes qui ont ce trouble de façon chronique. Il semble affecter davantage les femmes que les hommes (dans un rapport de 6 : 1).

Les signes et les symptômes

  • Douleur aux fesses
  • Douleur se dirigeant vers l’arrière et le bas de la jambe (mais pas au-delà du genou)
  • La douleur est tantôt décrite comme une brûlure, des fourmillements ou des chocs électriques, la plupart du temps lorsque le nerf sciatique est irrité
  • La douleur peut s’aggraver lorsque vous demeurez assis pendant une longue période, quand vous vous levez, quand vous vous penchez ou soulevez un objet, vous grimpez ou courez
  • Douleur lors des relations sexuelles ou douleur rectale

Les causes

Des chutes (un impact direct sur les fesses) ou des accidents de véhicules automobiles peuvent déclencher ce processus en blessant les ligaments des articulations sacro-iliaques. L’inégalité de la longueur des jambes ou une piètre force musculaire des hanches peuvent également contribuer à tendre le muscle et causer des points douloureux.

Les tests diagnostiques

Le plus souvent, ce problème peut être diagnostiqué en se fiant uniquement sur les symptômes et sur l’examen physique. Dans certains cas, une imagerie par résonance magnétique (IRM), une étude de conduction nerveuse ou d’autres tests peuvent s’avérer nécessaires afin d’éliminer d’autres problèmes comme une fracture de fatigue ou une irritation à la racine d’un ou de plusieurs nerfs proches de la colonne vertébrale.

L’approche du traitement

L’étirement, la neurostimulation transcutanée ou l’acupuncture

Au début, l’approche du traitement consiste en des exercices d’étirement du muscle piriforme, ce qui se fait souvent sous la supervision d’un physiothérapeute. Certaines personnes trouvent également le massage, la neurostimulation transcutanée ou l’acupuncture utile. Parfois, votre physiothérapeute ou votre spécialiste en kinésiologie vous conseillera d’arrêter pour l’instant de faire les choses qui font réapparaître votre douleur. Une autre activité bonne pour la santé devrait être effectuée à la place.

Le coussin de siège, la ceinture sacro-iliaque et le sous-bout

Votre médecin peut vous conseiller d’autres choses :

  • Un coussin en mousse compressible
  • Une ceinture sacro-iliaque pour soutenir les articulations sacro-iliaques
  • Un sous-bout pour corriger la différence de longueur d’une jambe, s’il y a lieu

Les médicaments et les injections

Les médicaments en vente libre comme l’acétaminophène (Tylenol) ou l’ibuprofène peuvent aider à gérer la douleur pendant la réadaptation. Le médecin peut recommander une injection d’anesthésique local dans le muscle lui-même (injection dans la zone « gâchette »). Elle a un effet à court terme destiné à permettre des exercices d’étirement plus soutenus. Parfois, des injections de Botox (toxine botulinique de type A) peuvent aider les gens qui éprouvent beaucoup de douleur malgré un bon programme de réadaptation. Dans de très rares cas, le médecin peut proposer une intervention chirurgicale s’il y a un problème particulier dans le muscle piriforme.


Références

Adkins SB and Figler RA. Hip pain in athletes. American Family Physician. 2000;61(7):2109-18.
National Institute of Neurological Disorders and Stroke, National Institutes of Health NINDS. Piriformis syndrome information page, Bethesda, MD. Last updated February 14, 2007.