Maladies ayant la douleur comme symptôme principal

Les autres maladies ayant la douleur comme symptôme principal

Par Lori Montgomery MD CCFP

Introduction

La douleur constitue le symptôme principal de certaines maladies, comme la migraine ou l’arthrose, qui cause des douleurs articulaires. Dans d’autres maladies comme celles énumérées ci-dessous, la douleur est seulement un des nombreux symptômes possibles. Cet article décrit brièvement certaines de ces maladies et fournit des liens où trouver plus d’information.

L’endométriose

L’endométriose est la croissance de l’endomètre (tissu qui recouvre normalement l’intérieur de l’utérus) à l’extérieur de l’utérus. De tels tissus appelés « adhérences » se développent le plus souvent à d’autres endroits dans le bassin, y compris d’autres parties des organes reproductifs ou autour des intestins ou de la vessie. Cela ne cause pas nécessairement de problème, mais selon l’endroit où se propagent les tissus, ils peuvent entraîner de la douleur ou des problèmes de fertilité. Parce que la paroi de l’utérus saigne chaque mois, de la douleur peut survenir pendant les menstruations, une maladie appelée dysménorrhée.

Les mêmes médicaments utilisés pour la dysménorrhée le sont souvent pour l’endométriose. Parfois, la chirurgie peut aussi aider, particulièrement si vous essayez de devenir enceinte. Cependant, souvent les adhérences reviennent après une chirurgie, et de multiples chirurgies peuvent entraîner de la douleur chronique. Il est important d’y penser à deux fois avant de décider de procéder à une chirurgie.

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Maladie intestinale inflammatoire (Maladie de Crohn / colite ulcéreuse)

La maladie intestinale inflammatoire (MII) est une inflammation et une irritation du tube digestif pouvant entraîner des douleurs abdominales, de la diarrhée, du sang dans les selles et une perte de poids. Les deux principaux types de MII sont la colite ulcéreuse, qui affecte la partie basse du gros intestin, et la maladie de Crohn, qui peut toucher n’importe quelle partie du tube digestif. La cause de cette maladie est inconnue, quoiqu’elle semble en partie génétique (qui se transmet dans les familles par voie de reproduction). Ses symptômes peuvent être suffisamment graves pour avoir recours à la chirurgie afin d’enlever les parties touchées du tube digestif. Chez d’autres personnes, la médication contrôle les symptômes.

La douleur, dans la MII, est généralement une douleur abdominale et elle est mieux contrôlée au moyen de médicaments qui agissent sur l’inflammation du tube digestif. Les gens souffrant de la MII peuvent être plus susceptibles d’avoir des calculs rénaux, qui peuvent être extrêmement douloureux et qui devront être traités sur le champ au moyen d’une forte médication. D’autres personnes souffrent d’arthrite liée à la MII.

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Le syndrome du colon irritable

Le syndrome du côlon irritable (SCI) est une maladie qui comprend des douleurs abdominales et des ballonnements. Certaines personnes souffrant du SCI sont constipées, d’autres ont la diarrhée, et d’autres ont à la fois de la constipation et de la diarrhée à différents moments. Souvent, les symptômes vont et viennent avec le temps. Personne ne sait exactement ce qui cause le SCI, mais il semble impliquer le système nerveux du côlon, qui devient extrêmement sensible à certains aliments ou à certaines formes de stress. Cette maladie est extrêmement fréquente – une personne sur cinq présentant certains des symptômes du côlon irritable.

Le SCI est diagnostiqué à partir des symptômes et d’un examen physique. Il n’existe aucune analyse de sang ni radiographie qui peut le diagnostiquer, mais si vous faites de la fièvre, que vous perdez du poids, que vous saignez ou que vous éprouvez de fortes douleurs, vous pourriez avoir besoin d’autres tests pour vous assurer que vous ne souffrez pas d’une maladie intestinale inflammatoire.

Il n’existe aucune cure à l’heure actuelle pour soigner le SCI, et les médicaments ne sont que quelque peu utiles pour contrôler les symptômes. La plupart des personnes ont des aliments déclencheurs de leurs symptômes. Si vous souffrez du SCI, vous devriez faire un suivi de votre alimentation et essayer de trouver quels sont vos déclencheurs spécifiques. Boire suffisamment d’eau et consommer assez de fibres sont des façons importantes de maintenir la santé de votre intestin. Vous pourriez avoir besoin d’un diététiste pour vous aider à faire vos propres choix alimentaires relativement avec le SCI.

Le stress est également un important déclencheur du SCI. Des stratégies d’autogestion peuvent vous aider à changer la façon dont votre corps répond au stress et réduire la sensibilité de votre système nerveux.

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La sclérose en plaques

La sclérose en plaques (SP) est une maladie du système nerveux (le cerveau et la colonne vertébrale) qui endommage le tissu protecteur entourant les cellules nerveuses, appelé la gaine de myéline. Cette gaine permet aux nerfs de communiquer entre eux, c’est pourquoi la SP ralentit la conduction nerveuse. Personne ne sait ce qui cause la SP, et il n’existe aucune cure complètement efficace. Certaines personnes sont touchées très sérieusement par la SP, alors que d’autres ne présentent que des symptômes légers. Parfois, les symptômes disparaissent pendant de longues périodes de temps.

Il y a en général deux types de douleur dans la SP. Une douleur neuropathique qui est causée par les nerfs, qui sont trop actifs et lancent des signaux de douleur sans aucune raison. L’autre type de douleur provient de la spasticité, ce qui rend les muscles très tendus et douloureux. La spasticité peut également entraîner de la douleur dans les articulations. On utilise parfois des relaxants musculaires ou le Botox pour atténuer la douleur liée à la spasticité.

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La polyarthrite rhumatoïde (PR)

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire causant de la douleur, de l’enflure et la perte de la fonction des articulations. Les mains et les poignets en sont souvent affectés, même si toutes les articulations peuvent en souffrir. Ce sont les symptômes les plus fréquents de la PR qui peut aussi comporter parfois de l’inflammation dans d’autres parties du corps, y compris les yeux et la bouche, les vaisseaux sanguins, les poumons et l’enveloppe cardiaque. La PR touche chaque personne différemment. Chez certains, les symptômes sont légers et ils ne durent que peu de temps. Chez d’autres, ils sont graves et permanents. Chez certaines personnes encore, les symptômes de la PR vont et viennent pendant une période de plusieurs années.

Il est compliqué de diagnostiquer la PR, parce que les symptômes peuvent être les mêmes que pour d’autres formes d’arthrite. Un examen physique des articulations et certaines analyses de sang sont importants pour le diagnostic. Les radiographies peuvent aider à déterminer jusqu’à quel point les articulations sont atteintes.

Les médecins ont cru que des médicaments spécifiques pour traiter la PR devaient être évités jusqu’à ce que les symptômes deviennent très importants, à cause des effets secondaires considérables des médicaments. Nous pensons maintenant que traiter tôt la maladie peut aider à prévenir les dommages causés aux articulations.

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L’accident vasculaire cérébral (AVC)

Un accident vasculaire cérébral se produit lorsque l’alimentation sanguine du cerveau est coupée. Il peut également se produire lorsqu’un vaisseau sanguin éclate et cause une hémorragie dans le cerveau. Dans les deux cas, les cellules du cerveau sont endommagées. Cela peut entraîner de la faiblesse musculaire, des troubles d’élocution, des problèmes de vision, un mal de tête et des vertiges. Si ces symptômes apparaissent soudainement, il s’agit d’une urgence médicale, et vous devriez composer le 911 ou votre numéro de téléphone d’urgence local immédiatement.

Lorsqu’un AVC touche une partie du cerveau appelée le thalamus (qui favorise le processus sensoriel de l’information), certaines personnes éprouvent de la douleur chronique, qu’on nomme la douleur centrale postaccident vasculaire cérébral ou le syndrome de la douleur thalamique. Cette douleur peut se situer dans n’importe quel endroit touché par l’AVC. Elle peut débuter immédiatement ou elle peut ne pas commencer avant des mois, ou même des années plus tard. C’est un type de douleur neuropathique. Dans les cas très graves, on peut considérer la chirurgie ou implanter un neuromodulateur dans la moelle épinière ou le cerveau. Le neuromodulateur modifie les signaux véhiculés par les nerfs.

D’autres personnes ayant été victimes d’un AVC développent différentes sortes de douleurs aux articulations et aux muscles qui n’ont pas été suffisamment utilisés. Ce type de douleur peut s’améliorer avec la physiothérapie et le massage.

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Le lupus érythémateux disséminé (lupus)

Le lupus érythémateux disséminé est une maladie auto-immune, ce qui signifie qu’il y a un problème avec le système immunitaire du corps. Le système immunitaire est conçu pour protéger le corps des menaces en répondant aux infections, aux tumeurs et aux blessures. Dans les maladies auto-immunes, le corps ne peut distinguer entre ce qui est menaçant et ce qui est normal, c’est pourquoi il s’attaque à des parties saines du corps. Il y a différentes sortes de maladies auto-immunes, et le lupus érythémateux est l’une d’elles.

On rencontre le lupus érythémateux beaucoup plus fréquemment chez les femmes que chez les hommes, mais il peut affecter les personnes de n’importe quel âge. Certains cas sont dus à l’usage de certains médicaments, mais le plus souvent, nous ne savons pas ce qui le cause.

Les symptômes peuvent varier grandement d’une personne à l’autre et ils peuvent concerner différents systèmes du corps. Les personnes les plus touchées ont des douleurs et de l’enflure aux articulations ainsi que des résultats positifs à certaines analyses de sang. Certaines personnes peuvent avoir des problèmes rénaux, des éruptions cutanées, des ulcères dans la bouche, des problèmes cardiaques ou pulmonaires, ou des crises d’épilepsie.

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Le traumatisme cérébral

Un traumatisme cérébral se produit lorsqu’il y a un impact soudain sur la tête qui cause une blessure au cerveau. Il peut varier d’une légère commotion cérébrale résultant d’une blessure sportive à un coma à un dommage cérébral important résultant d’une collision automobile. Lorsque la blessure se produit, il est important de consulter immédiatement un médecin, même si les symptômes semblent légers.

Les personnes qui souffrent d’un traumatisme cérébral peuvent avoir mal à la tête, éprouver des nausées, souffrir de vertiges, connaître des changements dans la vision, avoir des problèmes d’humeur ainsi qu’une faible mémoire et des problèmes de concentration. Des blessures plus graves peuvent entraîner les mêmes symptômes, de même que des crises d’épilepsie, une perte de conscience (être « assommé »), de la faiblesse musculaire dans différentes parties du corps, un trouble d’élocution et le coma.

La plupart des gens souffrant d’un traumatisme cérébral ont des maux de tête, mais leur condition s’améliore habituellement au fil des ans après la blessure. Chez certaines personnes cependant, le mal de tête persiste. Il peut être semblable à une céphalée de tension, et parfois, à une migraine. S’il y a eu une blessure au cou au moment du traumatisme cérébral, le mal de tête peut ressembler à la céphalée cervicogénique. Voir la section « Maux de tête » dans ce site Web pour en apprendre davantage sur ces types de maux de tête. Le traitement dépendra des symptômes qui se manifestent.

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