ARTICLE: Les abonnés aux douleurs chroniques dans la détresse

Photo: iStock Sur la ligne téléphonique d’entraide de l’Association québécoise de la douleur chronique,
les appels sont de plus en plus longs et les allusions au suicide de plus en plus courantes.

 

Le confinement des derniers mois a pesé lourd sur les personnes souffrant de douleurs chroniques, qui manifestent de plus en plus de signes de détresse. La présidente de leur association sonne l’alarme.

« Ce sont des gens qui ont l’habitude de vivre isolés chez eux, mais là, c’est pire que pire », explique Céline Charbonneau, présidente de l’Association québécoise de la douleur chronique.

20 %
C’est la part de la population québécoise qui souffre de douleur chronique. Le taux est le même à l’échelle canadienne.

Sur la ligne téléphonique d’entraide de l’association, les appels sont de plus en plus longs et les allusions au suicide de plus en plus courantes. « En temps normal, les appels duraient 15 ou 20 minutes. Les gens appelaient pour jaser et tout. Mais là, depuis la COVID-19, les gens qui appellent sont en grande détresse. […] Plusieurs pensent au suicide. Maintenant, toutes les conversations dépassent une heure. »

La douleur chronique touche des personnes qui éprouvent une souffrance physique aiguë depuis plus de trois mois. Il peut s’agir de fibromyalgie, de maux de dos sévères et constants, d’arthrite avancée ou des conséquences d’un accident de travail. On estime que 20 % de la population québécoise souffrent de cette condition particulièrement difficile à traiter.

 


Pour lire la suite, cliquez ici