Les maladies              Accès au traitement de la douleur chronique              Gestion de la douleur chronique              Index des maladies (A à Z)              Publications       
global3 global global2

Syndrôme de douleur généralisée

Neuropathie

La douleur pelvienne

Les maux de tête

Douleur au dos, au cou et aux articulations
Arthropathie des facettes
Arthrose
Discopathie dégénérative
Douleurs sacro-iliaques
Névralgie sciatique
Problèmes associés à l'entorse cervicale
Sténose spinale
Syndrôme du piriforme

Autres maladies

Problèmes associés à l’entorse cervicale

Par Ted Findlay, MD, DO, CCFP


Introduction

Les vertèbres cervicales sont les sept os les plus hauts de la colonne vertébrale. Des nerfs importants sortent entre chacune de ces vertèbres. Les artères vertébrales passent par de petits trous dans le processus transverse, qui forme les côtés de ces vertèbres.
L’entorse cervicale est le terme employé habituellement lorsque des forces anormales de flexion/extension sont appliquées sur la colonne vertébrale comme cela peut se produire dans un accident de véhicule automobile, dans les sports ou même dans les manèges. Les problèmes associés au cou réfèrent à la douleur au cou qui apparaît sans un choc brutal. C’est une expérience courante. La plupart d’entre nous auront au moins un épisode de douleur au cou au cours de sa vie. D’ailleurs, lorsqu’on a eu mal au cou une fois, il est probable que cela se reproduise par la suite.

.


Les signes et les symptômes

La douleur liée au cou peut être localisée ou irradiante. La douleur localisée est celle qui fait mal en un point précis. La douleur irradiante peut être ressentie près ou loin de la blessure. La douleur irradiante des muscles liés au cou peut produire de la douleur n’importe où dans la tête (mal de tête), dans le haut du dos ou dans les bras. Si les nerfs qui sortent entre les vertèbres du cou sont en cause, la personne peut ressentir de la douleur ou de la faiblesse dans les bras, dans les mains et les doigts selon des modèles prévisibles.Vous pouvez ressentir de la douleur ou de la raideur dans le cou immédiatement après une blessure, mais elle peut aussi apparaître et s’aggraver au cours des jours suivants.


Les causes

Lorsqu’une personne est frappée subitement par-derrière, comme dans un accident d’automobile, cela peut entraîner une hyperextension du cou (extension au-delà de sa limite vers l’arrière), qui n’est freinée que lorsque le cou frappe l’appui-tête. En réaction, la tête et le corps sont souvent projetés vers l’avant, ce qui peut entraîner une blessure par hyperflexion (fléchir au-delà de sa limite). Ces mouvements accidentels peuvent provoquer une blessure des ligaments qui stabilisent habituellement le cou et limitent les mouvements anormaux. Les blessures des ligaments peuvent être légères ou graves. Il y a également un risque de fracture des corps vertébraux, quoiqu’on voie cela beaucoup moins souvent. Les facteurs de risques des problèmes associés au cou sont l’âge, les antécédents familiaux, la sédentarité et le travail répétitif. Les transformations dégénératives des articulations sont souvent visibles sur les radiographies, mais elles n’expliquent pas toujours les raisons de la douleur au cou. On les rencontre d’ailleurs souvent aussi chez des gens qui n’ont aucune douleur au cou.


Les tests diagnostiques

Immédiatement après une blessure, des investigations plus poussées, comme les radiographies ou la tomographie par ordinateur, seront effectuées par le médecin, qui s’appuiera sur les antécédents médicaux, sur les résultats de l’examen physique et sur la présence ou l’absence d’autres blessures. Ces tests sont en général inutiles cependant pour les blessures mineures en l’absence de douleur médiane, de signes ou de symptômes allant jusqu’aux extrémités supérieures.


L’approche du traitement


Appeler 911 en cas d’urgence

Si vous pensez qu’une personne peut s’être cassé le cou, ne la déplacez pas, à moins qu’il n’y ait un danger imminent pour sa vie ou si des soins respiratoires d’urgence ou la réanimation cardio-respiratoire (RCR) sont nécessaires. Appelez le 911 immédiatement pour de l’aide. Si la personne doit être déplacée, soutenir sa tête et son cou, de manière à les conserver en ligne droite avec son corps, et la déplacer en bloc.


Les compresses froides et les compresses chaudes

L’autotraitement dans les premiers jours comprend l’Application de compresses froides comme de la glace ou des sacs réfrigérants ne dépassant pas 15 à 20 minutes chaque fois. Après 48 ou 72 heures, des compresses chaudes peuvent faire du bien, ou on peut alterner le chaud et le froid.


Les médicaments en vente libre

Les médicaments en vente libre comme l’acétaminophène ou l’ibuprofène peuvent vous aider, si vous êtes certain qu’ils sont sans danger dans votre cas particulier. Votre médecin peut vous prescrire d’autres anti-inflammatoires ou d’autres médicaments contre la douleur.


Les collets cervicaux et la thérapie

De légers collets cervicaux sont parfois utilisés à court terme, mais plusieurs thérapeutes s’inquiètent de la faiblesse des muscles qui peut en résulter lors d’un usage prolongé. Ils sont parfois recommandés la nuit pour protéger le cou contre les mouvements effectués pendant le sommeil. Plusieurs personnes consulteront un physiothérapeute, un chiropraticien, un ostéopraticien ou un autre thérapeute spécialiste de la thérapie manuelle. La preuve de l’efficacité de ces traitements est cependant limitée. Des exercices, le traitement au laser et l’acupuncture sont d’autres traitements qui peuvent être utilisés.


Les injections

Pour traiter la douleur chronique au cou, les médecins recommandent parfois des injections qui peuvent inclure des injections de cortisone anti-inflammatoire aux articulations cervicales, des blocs nerveux, ou dénervation (ablation). Tous ces traitements sont de nature temporaire. Une injection aux ligaments est parfois réalisée pour améliorer la stabilité, mais les résultats ne sont pas très concluants. Le traitement chirurgical du disque ou du joint connexe au nerf en radiculopathie est seulement nécessaire de temps en temps.

Il existe un lien entre la manipulation du cou et l'AVC, mais les risques sont faibles et semblables aux risques des patients recevant des soins d’un médecin de famille.


La prévention

  • L'utilisation des ceintures de sécurité et d’un appui-tête bien ajusté selon les recommandations du manufacturier est la meilleure stratégie préventive contre l’entorse cervicale.

  • Ne jamais plonger dans une piscine peu profonde ni dans un lac, une rivière ou un plan d’eau que vous ne connaissez pas.

  • Toujours utiliser l’équipement protecteur recommandé pour le sport que vous pratiquez.



Sites Internet

Web MD
www.webmd.com

Pain.com
www.pain.com

American Pain Foundation
www.painfoundation.org

TRIP Database (Resources for Evidence Based Medicine)
www.tripdatabase.com

SpineUniverse
www.spineuniverse.com

Michigan Head-pain and Neurological Institute
www.mhni.com

National Institute of Neurological Disorders and Stroke
www.ninds.nih.gov

      
   



Faire un don à l'AQDC
Facebook AQDC