Les maladies              Accès au traitement de la douleur chronique              Gestion de la douleur chronique              Index des maladies (A à Z)              Publications       
global3 global global2

Approches d'autogestion

Gérer sa douleur au travail

La douleur chronique et l'incapacité

Médicaments contre la douleur
Autres médicaments
Douleur aiguë
Douleur légère à modérée

Les psychothérapies

Les thérapies physiques

À propos de la douleur

Autres médicaments contre la douleur

 

Par Peter Watson M.D. et Judy Watt-Watson M.D.


Les antidépresseurs

Les antidépresseurs sont utilisés pour traiter la dépression. Un certain nombre d’antidépresseurs ont également pour propriété de soulager la douleur. Ils comprennent les vieux antidépresseurs tricycliques (ATC) comme l’amitriptyline (Elavil), la nortriptyline (Aventyl) et la désipramine. Il y a également les nouveaux antidépresseurs appelés les SNRI, comme la duloxétine (Cymbalta) et la venlafaxine (Effexor). Les SNRI sont moins efficaces que les ATC, mais plus que les inhibiteurs spécifiques du recaptage de la sérotonine (ISRS décrits ci-dessous).


Les SNRI à faibles doses ont la propriété indépendante de soulager la douleur. À fortes doses, ils sont utilisés pour soigner la dépression. Les antidépresseurs peuvent causer la somnolence, la sécheresse de la bouche, la constipation et un gain de poids. Ils peuvent aussi occasionner de la difficulté à uriner chez les hommes âgés ayant une hypertrophie de la prostate.


Certains des plus nouveaux antidépresseurs appartiennent à la famille appelée ISRS. Ils augmentent une substance chimique appelée sérotonine dans le système nerveux. La première de ces molécules était la fluoxétine (Prozac). Maintenant, il y a quelques autres médicaments, y compris la fluvoxamine (Luvox), la paroxétine (Paxil), la sertraline (Zoloft), le citalopram (Celexa) et l’escitalopram (Cipralex). Ils ne sont pas très utiles pour soulager la douleur, quoique certains patients y soient sensibles.


Les anticonvulsivants
Les anticonvulsivants sont utilisés pour traiter les crises d’épilepsie. Certains anticonvulsivants sont utiles pour combattre la douleur. La carbamazépine (Tegretol) et l’oxcarbazépine (Trileptal) sont efficaces pour un type de douleur faciale appelée la « névralgie faciale ». La gabapentine (Neurontin) et la prégabaline (Lyrica) peuvent aider à traiter certains problèmes de douleurs chroniques, y compris le zona, les douleurs neuropathiques du diabète et la fibromyalgie. Ces anticonvulsivants ont moins d’effets secondaires que les antidépresseurs tricycliques. Les effets secondaires des anticonvulsivants peuvent comprendre de la somnolence, des vertiges, une prise de poids et de l’enflure des membres.



Les cannabinoïdes (la marijuana)
Pendant plusieurs années, les seuls médicaments semblables à la marijuana étaient les cigarettes de marijuana ou la marijuana incorporée aux produits de boulangerie. Ces médicaments ont été utilisés contre la nausée et la douleur pendant des années. Mais ils n’ont pas été étudiés scientifiquement jusqu’à tout récemment. Des études indiquent actuellement que ces médicaments peuvent aider à traiter la douleur, particulièrement pour la sclérose en plaques. Les plus récents médicaments ressemblant à la marijuana comprennent le tétrahydrocannabinol (Marinol) et le nabilone (Cesamet). Il y a également le vaporisateur nasal de tétrahydrocannabinol‑cannabidiol (Sativex).


Les médicaments qui ressemblent à la marijuana ont plusieurs effets secondaires comme la somnolence et les sautes d’humeur. Récemment, des préoccupations ont été exprimées au sujet de la psychose ou de la maladie psychiatrique avec des hallucinations et des idées délirantes. Ces médicaments n’en sont qu’à un stade préliminaire d’investigation et d’utilisation.

 


Les médicaments contre le mal de tête
Un large éventail de médicaments sont utilisés contre le mal de tête. L’acétaminophène et les médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont les plus courants. Pour combattre les maux de tête, particulièrement les migraines, il est important de prendre les médicaments :

 

  • aussitôt que possible
  • selon une dose adéquate
  • en combinaison : par exemple, de l’acétaminophène avec un AINS en vente libre comme l’ibuprofène
  • avec un médicament contre la nausée comme la demenhydrinate (Gravol) ou le métoclopramide (Maxeran)

 

Certains médicaments sont conçus spécifiquement contre la migraine. On les appelle les triptans. Le plus vieux est le sumatriptan (Imitrex). Les autres triptans sont le zolmitriptan (Zomig), le naratriptan (Amerge), le rizatriptan (Maxalt) et l’éléptriptan (Relpax). Aucun de ceux-ci n’est vraiment plus avantageux que l’autre. Les médicaments comme la flunarizine (Sibelium), l’amitriptyline, la gabapentine (Neurontin) et le topiramate (Topamax) peuvent aider à prévenir les migraines.

 

NOTE : Le mal de tête chronique quotidien peut être causé par une surconsommation de médicaments courants contre le mal de tête. La fréquence maximale de la prise de médicaments contre le mal de tête est de trois jours par semaine. Un usage continu, par exemple, prendre une pilule par jour contre le mal de tête peut entraîner un mal de tête chronique, que nous appelons le mal de tête induit par des médicaments. Si c’est le cas, demandez à votre professionnel de la santé de changer votre médicament ou d’utiliser d’autres stratégies.

 

Les médicaments topiques et locaux
Certains médicaments contre la douleur sont employés comme pommades ou onguents sur la peau. Ils peuvent également être injectés, afin de bloquer les nerfs pour soulager la douleur. Les anesthésiques locaux peuvent être utilisés de deux manières. L’injection d’anesthésiques locaux est habituellement effectuée par un anesthésiste. Des exemples de médicaments anesthésiques sont la lidocaïne (Xylocaine) et EMLA (mélange eutectique d’anesthésiques locaux).

 

Des anesthésiques et des crèmes peuvent être combinés à d’autres agents, comme le menthol, les anti-inflammatoires non stéroïdiens et la capsaïcine. Ils sont en vente libre dans une variété de marques de commerce. La plupart n’ont pas été étudiés scientifiquement, mais ils sont beaucoup employés. La capsaïcine est l’ingrédient actif du poivre rouge. Elle diminue les substances qui créent la douleur au niveau même des nerfs. Comme la capsaïcine cause habituellement une sensation de brûlure, elle est plutôt difficile à utiliser. Le timbre de lidocaïne (Lidoderm) est fréquemment employé pour la douleur causée par le zona et autres douleurs liées aux lésions nerveuses. Cependant, il n’est pas encore disponible au Canada. Aux États-Unis, on peut s’en procurer facilement avec une ordonnance.

 

Les médicaments complémentaires et alternatifs
Les médicaments complémentaires et alternatifs comprennent les remèdes à base de plantes médicinales. Ils peuvent comporter des ingrédients actifs qui n’ont pas été testés adéquatement. Ces ingrédients peuvent être présents en différentes quantités souvent non spécifiées. Les médicaments complémentaires et alternatifs peuvent s’avérer dangereux s’ils sont utilisés avec les médicaments mentionnés ci-dessus.

 

    
   



Faire un don à l'AQDC
Facebook AQDC